Exposition artistique "La Biodiversité"

Photographie Roxane BARRETO DIAZ

Photographie, Roxane BARRETO BIAZ
 

Il y a 20 ou 30 ans, on en parlait déjà […], c'était abominable, et si on continuait comme ça, en 2050, la planète serait complètement détruite. Sauf qu'aujourd'hui, on est en 2025 et elle est déjà complètement détruite”. Ce sont ses mots, des mots que je n’avais jamais entendu d’elle, des mots qui résonnent tel un cri d’alarme, d’un appel à l’action. Je l’écoutais parler avec un ton dépité mais elle ne se rendait pas compte que tout le long de cet échange, qu’elle me parlait d’un des phénomènes les plus destructeurs qui soit : le « triangle de l’inaction », cette mécanique invisible et redoutable où les citoyens, les États et les politiques, se renvoie la balle des responsabilités, en laissant crier la nature en silence. Ce phénomène crée un cercle vicieux, où la déforestation massive, la pollution industrielle ou l’émission croissante de gaz à effet de serre continuent paradoxalement, malgré le fait qu’on ait fait prendre conscience à la société de tous ces risques et dangers. Son regard exprimait une profonde inquiétude : “On sait même pas si nos enfants auront envie d'avoir des enfants sur cette planète telle qu'elle est aujourd'hui”. Ce mélange d’urgence et d’impuissance ouvre sur une question sur le blocage psychologique de la société, qui empêche le passage à l’action.

Mis à jour le 11 février 2026.