Témoignages de responsables d'entreprises

 
 Dominique Pognon
Michelin
 Christian de Bennetot
TE2M
Alain Finot
AREVA
 Didier Gawronski
MODYN
 Jean Jacques Merlet
SEMT Pielstick



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imageHélène Marec a obtenu un bac S dans un lycée de la région parisienne. "Je voulais revenir dans ma région d'origine pour faire un DUT, qui me semble une bonne formule.J'ai choisi Mesures Physiques car c'est le seul DUT où il y a à la fois de la mécanique et de l'électronique. Partout ailleurs, il faut faire un choix entre les deux".
Sortie en 2001, elle est aujourd'hui technicienne qualité dans une entreprise de l'industrie automobile, pour travailler sur la certification ISO 9001 version 2000 de son entreprise.
"Le DUT Mesures Physiques m'a donné les bases pour faire mon métier, et j'ai pu approfondir les éléments de mécanique et de management de la qualité dont j'avais besoin. L'ambiance à l'IUT était bonne, et j'ai gardé des contacts avec des anciens". Après quelques années en entreprise, elle envisage de poursuivre ses études. "Je veux d'abord savoir dans quel domaine je veux me spécialiser" .
 

imageAprès un Bac D au lycée de la Baule, Erik Boudier a obtenu son DUT Mesures Physiques en 1985. "Cela me plaisait bien de continuer à étudier tous les domaines de la physique et d'avoir ensuite de vastes possibilités de débouchés tout en restant dans ma région".

Après son DUT, il a travaillé un an comme technicien de réglage en hautes fréquences chez Alcatel Cherbourg, puis un an chez Matra Télécom. "Ensuite, j'ai travaillé pour un sous-traitant de l'Aérospatiale de Nantes et de Saint Nazaire, où je faisais de l'étalonnage d'instruments de mesures, du contrôle tridimensionnel ainsi que de la qualité.

C'est une expérience qui m'a servi pour créer en 1995 une entreprise, Kalilog, qui, entre autre, développe et commercialise un logiciel de gestion de parcs d'instruments de mesures. La difficulté est de s'adapter au fonctionnement des entreprises, et de respecter les normes en vigueur. Dans les entreprises qui sont aujourd'hui mes clients, il m'arrive de retrouver des anciens Mesures Physiques de Saint Nazaire."


 
imageAprès un Bac E, Richard Plaut-Aubry a obtenu son DUT Mesures Physiques à Saint Nazaire en 1989. "J'ai été séduit par les possibilités d'accéder à la fois à des embauches directes sur des profils très différents et à des poursuites d'études dans une multitude de filières scientifiques et techniques." Il a ensuite occupé différents emplois de technicien assurance-qualité, technicien métrologie et responsable métrologie dans les industries pharmaceutiques et nucléaires.
 "En parallèle, j'ai commencé en 92 une formation d'ingénieur en " Mesures et Instrumentation " au CNAM de Nantes. Mes motivations étaient d'approfondir mes connaissances, d'accéder à des niveaux de responsabilité pl us importants et de retrouver toutes les semaines d'anciens copains de l'IUT".
Diplôme d'ingénieur en poche (en 2000), il a été successivement responsable d'un laboratoire d'essai puis d'un atelier de fabrication dans une entreprise d'électronique. Il est actuellement responsable métrologie dans une grande entreprise pharmaceutique à Amboise.
 
 
imageGweltas Béauto a obtenu un Bac STL à Laval en 1996. "J'ai fait le DUT Mesures Physiques de Saint Nazaire sur les conseils de mon professeur principal, qui l'avait fait aussi". Il a ensuite obtenu un diplôme d'ingénieur de l'Ecole Polytechnique de l'Université de Nantes, dans la filière Génie Electrique.
"J'ai fait mon stage ingénieur dans un laboratoire de recherche à Al Geciras en Espagne, qui a également des relations avec le département Mesures Physiques. Il est actuellement ingénieur automaticien dans une société de services.
 

imageKatell L'Helgoualc'h a obtenu un bac S en 1998 à Angers. "En terminale, je voulais travailler en instrumentation océanographique. J'ai découvert l'existence du DUT Mesures Physiques de Saint Nazaire dans les documents distribués par mon lycée. J'ai été confortée par sa pluridisciplinarité et par les nombreux débouchés offerts par cette filière. A 18 ans, on n'est pas sûr de son projet professionnel. Mesures Physiques donne la possibilité de toucher un peu à tout et donc de se réorienter partout, puisque dans les poursuites d'études il est accepté dans de multiples domaines différents. Quand je suis arrivée à Saint Nazaire, j'ai eu l'impression d'apprendre enfin quelque chose de concret, dans un esprit totalement différent. J'ai passé deux années très agréables, qui m'ont beaucoup apporté à tous les niveaux". Diplômée en 2000, elle a fait une Maîtrise de Sciences Technologiques en gestion de l'environnement à Angers, puis un DESS de sécurité dans l'industrie chimique (hygiène, sécurité, management de la qualité).
"MP m'a énormément avantagée. Pour une femme, c'est réellement un plus si on se destine à travailler dans l'industrie. Dans la suite de mes études, rares étaient les filles qui savaient ce qu'était un PID ou un thyristor. Même si j'avais moi-même un peu oublié, au moins je savais ce que c'était, et je savais où retrouver l'information pour me remettre les idées en tête.
Et en Mesures Physiques, les étudiants communiquent avec les professeurs, ce qui n'a pas toujours été le cas dans la suite de mes études".

 
 
imageStéphane Degrés a obtenu un bac E au lycée Aristide Briant en 1989. "Les sciences et techniques m'intéressaient. Je voulais faire un DUT pour aller travailler après. Au lycée, les anciens qui revenaient paraissaient se plaire soit en Génie Mécanique, soit en Mesures Physiques.
Comme j'hésitais, je suis allé aux journées portes ouvertes. J'ai choisi Mesures Physiques pour sa polyvalence. Je n'ai pas regretté mon choix, ni pendant, car j'ai eu un bon contact avec les enseignants, ni après". Pendant son DUT, il a en effet décidé de poursuivre ses études, et il a intégré l'ISTIA à Angers. "Là-bas, je n'ai eu aucune difficulté. J'avais l'habitude de voir des choses très différentes, donc je n'ai pas eu de mal pour acquérir des choses nouvelles". Il a enchaîné avec un doctorat à l'Ecole des Arts et Métiers à Paris, en génie industriel.
Il a ensuite travaillé comme chercheur au CIRAD, un centre de recherches situé à Montpellier sur les transferts de technologie nord-sud dans l'agro-alimentaire. "Là-bas, la plupart des techniciens de laboratoire étaient d'anciens MP. Quand il visite un site industriel, que se soit en secteur agroalimentaire ou pharmaceutique, un technicien MP comprend vite ce qui s'y passe. Il ne connait pas forcément la formule pour calculer chaque chose, mais il peut donner rapidement un ordre de grandeur correct". Ensuite il a créé et dirigé pour le CIRAD un centre de compétences en management de la qualité au Maroc.
Depuis janvier 2001, il est responsable du CESI de Saint-Nazaire, une école d'ingénieurs par la voie de la formation continue. "Chaque année, j'accueille au CESI des anciens MP de l'IUT de Saint Nazaire. Nous sommes tous d'accord : c'est une formation qui ne nous met pas de bâtons dans les roues, et qui fournit au moins autant d'ouvertures après qu'avant. On y acquiert non seulement des connaissances, mais aussi de vraies compétences".
 
 
imageFrédéric Ranaivoson a obtenu un bac D en 1993 au lycée français de Tananarive à Madagascar. "Après un entretien avec un conseiller d'orientation, j'ai choisi de faire un DUT pour avoir au bout de 2 ans une ouverture directe sur le marché du travail, avec une plus grande marge de manoeuvre vis à vis des poursuites d'études qu'avec un BTS.
Je n'avais pas une idée très précise du métier que je voulais faire plus tard, mais je voulais avoir un bagage technique important, et pouvoir travailler dans un groupe international. J'ai choisi le DUT Mesures Physiques pour sa polyvalence : on y fait autant de théorie que de pratique, autant de physique que de chimie !
 Je suis venu à Saint Nazaire parce que j'y avais de la famille, et parce que j'ai pu y obtenir plus facilement une chambre au CROUS". Sa première année d'étude n'a pas été toujours facile : à 10000 km de sa famille, il lui a fallu trouver un autre rythme de vie, et gérer son budget en autonomie.

"De mes études à Saint Nazaire, je retiens 5 points qui ont un impact immédiat sur mon activité professionnelle quotidienne : l'adaptation, la compréhension, la méthode, la gestion du temps et la communication.
Le fait d'avoir un emploi du temps qui nous fait passer plusieurs fois par jour d'une matière à une autre, et de changer d'emploi du temps plusieurs fois dans l'année nous apprend à nous adapter constamment à de nouvelles activités. C'est primordial pour réaliser efficacement des missions diversifiées dans les différents services d'une entreprise.
Le fait d'avoir l'essentiel des bases théoriques permet de comprendre les phénomènes physiques qui sont derrière le capteur. Dans une entreprise, cela permet d'être bien à l'aise dans les discussions techniques, pour la mise au point de nouveaux produits, pour négocier avec des clients ou avec des fournisseurs.
Le fait de préparer ses TP avant la séance et d'apprendre ses cours avant les TD nous permet d'acquérir une méthode de travail, une aptitude à la rigueur très appréciée par les recruteurs.
Le fait de réviser chaque semaine un nouveau contrôle, de préparer et réaliser plusieurs comptes-rendus de TP par semaine nous apprend à gérer notre temps. En DUT je ne m'en rendais pas compte, mais aujourd'hui, je vois que c'est un atout, car la gestion du temps est une priorité dans les entreprises.
Le fait de rédiger des comptes-rendus de mesures, de faire des exposés en expression et de faire une soutenance de stage apprend à s'exprimer clairement devant un public, pour présenter les résultats de son travail et ceux de son équipe.
Dans mon entreprise, je le vis au quotidien. Le DUT n'a pas été qu'un diplôme pour moi. J'y ai fait l'apprentissage de la vie professionnelle".

Après son DUT, il est parti en Angleterre faire un BSc en "International Business and Technology". "Dans un groupe international, beaucoup de documents administratifs ou de notices techniques sont rédigés en anglais. Savoir rédiger et parler l'anglais technique est un point à ne pas négliger. Pouvoir présenter son entreprise et son travail à des visiteurs étrangers, c'est un atout pour son évolution dans l'entreprise". Il a ensuite été responsable du contrôle-qualité dans une entreprise de gravure laser. Il est aujourd'hui ingénieur support fabrication dans une entreprise du secteur des télécommunications.

"Si j'avais un conseil à donner aux lycéens d'aujourd'hui, c'est de se donner une ligne directrice plutôt qu'un objectif très précis, et de trouver un bon équilibre entre les études et la vie étudiante. Pour ça, il y a de quoi faire à Saint Nazaire, et Nantes n'est pas loin. Mais on est quand même là pour bosser. Il faut être curieux, ouvert, et aussi savoir profiter de la vie".
 



imageBenoît Charrier a obtenu un bac C en 1989 aux Sables d'Olonne. "En terminale, je m'intéressais surtout à la physique. Je voulais faire des études courtes à caractère professionnel, pour travailler dans l'électronique. En regardant les prospectus des formations post-bac, j'ai vu que Mesures Physiques correspondait à ce que je cherchais. J'ai effectivement trouvé cela très intéressant. Les cours en amphi étaient parfois un peu compliqués, mais les TD et les TP me permettaient de bien les comprendre.
Les enseignants étaient très disponibles. Et puis la promo était comme une famille : le soir on s'entraidait avant les contrôles, le jeudi soir on faisait la fête, et à partir du mois de mai, nous allions à la plage".
Après son DUT et son service national, il a traversé la crise économique de 93-94 en occupant différents emplois en CDD ou en interim. En 1995, il a obtenu un poste de technicien de recherche à la faculté des sciences de l'Université de Nantes. Il a travaillé sur des problèmes d'instrumentation, de programmation, d'électronique, de thermique et de mécanique.
En 2003, il est devenu assistant-ingénieur de recherche dans le même établissement, et travaille en spectrométrie RMN. "Le DUT Mesures Physiques m'a bien servi dans mon activité professionnelle. C'est un diplôme polyvalent axé sur l'instrumentation. Il donne suffisamment de bases théoriques générales pour être capable d'approfondir les points particuliers dont on a besoin. En ce qui me concerne, j'ai approfondi la conception et la réalisation de cartes électroniques , les réseaux informatiques, les mesures thermiques, la mécanique, la spectrométrie RMN, la vélocimétrie LASER, ..."
 



imageRémi Padel a obtenu un bac S en 1995 à Saint-Brieuc. "En terminale, j'ai choisi l'IUT pour le contrôle continu, Mesures Physiques pour sa polyvalence et Saint-Nazaire pour les industries qui l'entourent : Total-Fina-Elf, Airbus et les Chantiers de l'Atlantique m'intéressaient plus que les télécoms.
A Saint Nazaire, la côte, la solidarité et l'ambiance entre étudiants étaient vraiment agréables. Mes études ne m'ont pas posé trop de problèmes, sauf que je travaillais dans une station-service, ce qui demandait un peu d'organisation".
Il débute comme responsable technique au sein du service de recherche et développement d'Autoliv,  entreprise située au nord de Paris et leader mondial de la sécurité automobile.

"On y recrute souvent des MP, et Saint-Nazaire est bien vu ici.
Le problème avec les études, c'est qu'on les trouve intéressantes et utiles une fois qu'on travaille, et on se rend compte alors que ce n'était pas aussi bête. J'ai donc poursuivi mes études en alternance à l'Université Technologique de Compiègne, et je termine une formation d'ingénieur avec un autre ancien MP de Saint Nazaire qui travaille dans la même entreprise que moi. Dans les matières vues en MP, il y en a dont j'ai vu l'application concrète dans mon activité professionnelle, et d'autres qui m'ont bien aidé dans ma formation d'ingénieur". 

Bien qu'en alternance, il obtient son diplôme "Genie Mecanique, Management de projets Innovants" en même temps que les personnes qui étaient a l'UTC à plein temps. En effet en 2004, Autoliv lui propose une mission de 8 mois à Detroit  (Michigan USA) qu'il fait valider comme stage de fin d'étude UTC.

Fin 2004, retour en France en tant que Design Engineer sur les MGG (Micro Générateur de Gaz) qui sont utilisés dans les ceintures de sécurité automobile pour les prétendre.
Début 2006, Autoliv lui propose un poste au Japon en tant que Technical Coordinator pour l'Asie afin d'y seconder le Business Development Manager Asie. En effet là sont certains des plus importants donneurs d'ordre : Toyota, Nissan, Honda etc....
"J'ai donc du apprendre le Japonais, car ils ne parlent pas très bien anglais".
Fin 2007, on lui propose le poste de Business Development Manager où il traite des MGG en Asie (Chine, Koree, Thailand, Inde et Japon).
"Coté équipe, toutes les personnes sont en France, je fais donc le lien avec les clients locaux. Mon retour en France est actuellement prévu pour Mars 2010".



imageDavid Guernion a obtenu un bac S en 1995 à Lamballe (22). "J'ai d'abord fait un DEUG et une licence de philosophie, principalement par goût et par curiosité. Mais le "secteur philo" n'est pas des plus prometteurs en matière d'emploi (environ 60 postes pour 3000 candidats au CAPES). J'ai donc décidé de me réorienter dans le domaine des énergies renouvelables. Le DUT Mesures Physiques m'a alors été conseillé par un représentant du CIEN (Centre International des Energies Nouvelles) et par le Centre d'Information et d'Orientation de Saint Brieuc.

Au début, j'ai fait un gros effort pour rattraper mes souvenirs de maths, de chimie et de physique de terminale. Les cours de rattrapage en début d'année m'ont bien aidé. Après quelques mois, j'étais à peu près à niveau. L'enseignement au département est généralement bon, mais certaines matières me plaisaient plus que d'autres. Il y a un bon équilibre entre théorie et pratique, et les TP sont variés et bien équipés. Pour la vie étudiante, merci au VIP pour la musique (concerts et studios de répétition à pas cher) et à la mer pour ses plages!"
Après son stage dans une entreprise qui dimensionne et installe des éoliennes et des panneaux de cellules photo-voltaïques, il a obtenu son DUT en 2002, et prépare actuellement un BSc en "Physics and Environmental Sciences" à l'université Heriot Watt d'Edinburgh, dans le cadre du DUETI (Diplôme Universitaire d'Etudes Technologiques Internationales).
"Le DUT Mesures Physiques me sert bien dans mes études actuelles. Plus généralement, je crois que c'est un bon diplôme pour envisager des études supérieures".



Pendant sa formation a l'IUT (1991-1993), Séverine Tournois a réalisé qu'elle voulait poursuivre sa carrière dans le domaine de l'optique appliquée aux technologies astronomiques et spatiales.

Après l'IUT, elle a été admise à l'école d'ingenieur Optoelectronique d'Orsay(IFIPS anciennent NFIO) grâce à de bons resultats obtenus pendant ses deux années d'IUT et à son stage de DUT qu'elle avait effectuée à l'Observatoire de Marseille en travaillant sur le projet du Very Large Telescope. Elle déclare être toujours reconnaissante à M. Le Tutour qui lui avait signalé ce stage car celui-ci a eu un effet catalyseur pour la suite.

Pendant sa formation a NFIO, elle a effectuée 4 stages dans le domaine de l'optique : 1) Université Laval à Québec, Canada   2) Synchrotron à Grenoble  3) Agence Spatiale Européenne (ESA) en Hollande   4) Université de Boulder dans le Colorado aux Etats-Unis.
Après cela, elle a travaillé pendant un an en Californie à l'Universite de Davis près de San Francisco en tant que Research Assistant; et enfin elle a été employée en 2000 comme ingénieur optique pour travailler au centre spatial de la Nasa (Goddard Space Flight Center) dans le Maryland.

"Ces dernières années j'ai pu me rendre et visiter certains lieux qui m'ont fascinés tels que l'université de Stanford et le NASA Ames Research Center à Palo Alto, Californie; le Jet Propulsion Laboratoty (JPL) à Pasadena, Californie; l'Université de Berkeley où je suis passée devant le bureau de George Smoot ; le site astronomique de Mauna Kea à Hawaii lors de la construction des télescope Keck et Subaru, et visite aussi du télescope franco-canadien CFHT; J'ai été invitée à l'inauguration du radio-télescope de Greenbank (diamètre 100 métres) en West Virginia; j'ai visité et traversé (sans James Bond) les passerelles suspendues du radio-télescope Arecibo à Puerto Rico (diamètre 300 metres)..."

"Je travaille sur des projets fascinants comme sur les tests de la nouvelle caméra Wide Field Camera 3 qui sera installée sur le télescope spatial Hubble lors de la prochaine mission de service. J'ai la chance de rencontrer régulierement les astronautes et d'avoir eu l'opportunité de travailler au Kennedy Space Center à Cap Canaveral en Floride où j'ai eu le bonheur de monter dans la soute de la navette spatiale pour l'installation de nos instruments. En voici d'ailleurs quelques photos".

"Je suis très heureuse dans ma situation actuelle. Quand je regarde en arrière, je réalise que si je suis arrivée là aujourd'hui, c'est certainement grâce à une formation de base très solide et variée en Mesures Physiques. Avec l'experience je réalise que cette formation à l'IUT était très complète et d'un excellent niveau. Cela a aussi été pour moi
l'opportunité de découvrir et apprécier l'optique et ainsi d'avoir trouvé mon chemin.
Je garde d'excellents souvenirs de mes deux années à l'IUT et je suis heureuse d'avoir fait ce choix d'études à l'époque. "

 


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imageChimiste de formation, Dominique Pognon a rejoint le Groupe MICHELIN (120 000 personnes dans le monde, leader technologique du pneumatique), après une expérience dans le domaine de la recherche. "J'ai travaillé pendant plus de dix ans à Clermont-Ferrand, en caractérisation physico-chimique des matériaux.
Profitant de cette expérience et de la forte mobilité fonctionnelle offerte au sein du Groupe, je recrute depuis 2001 avec trois autres collègues pour le secteur de la Recherche et du Développement, le Bureau d'Etudes Procédé et la Qualité, pour notre Centre de Recherche de Clermont-Ferrand et pour nos sites de fabrication français .
Nous recherchons des techniciens pour les métiers de la chimie et des matériaux (en caractérisation physico-chimique, synthèse, formulation et industrialisation), de la physique (en mesure, étude performance, développement et industrialisation pneu), de la mécanique et de l'automatisme (en conception pneu et machines spéciales). Depuis trois ans maintenant, notre besoin de recrutement de techniciens au niveau bac+2/3 a considérablement augmenté et s'élève désormais à 180 personnes par an, en moyenne.
Du fait de la richesse des missions qui lui sont confiées, cette population (60% du personnel dans le secteur de la Recherche et du Développement, du Bureau d'Etudes ou de la Qualité) joue un rôle fondamental dans l'ensemble de nos activités. Nous recrutons principalement dans les filières DUT (GEII, GMP, Mesures Physiques, Chimie et SGM) car elles concilient théorie et expérimentation. Elles permettent ainsi à l'étudiant l'analyse de problèmes techniques et la validation, par le test, de leurs hypothèses de travail. La capacité d'abstraction à laquelle conduisent ces formations est plus élevée que celle généralement observée chez les étudiants en BTS. Par conséquent, les étudiants dotés d'un DUT sont mieux armés pour évoluer dans l'entreprise.

Nous recrutons en particulier chaque année une trentaine de DUT MP qui travaillent en mesure, étude, développement, industrialisation et qualité. Le large spectre des matières abordées pendant leurs études leur permet d'intégrer rapidement les différentes composantes des emplois proposés.
Sur le terrain, nous complétons cette formation par des enseignements à la fois riches et ciblés qui participent, avec l'expérience du concret, à la construction d'une véritable expertise technique. Par ailleurs, cette expertise constitue le socle nécessaire à l'évolution de ces jeunes embauchés vers d'autres métiers, ou des fonctions d'animation, de coordination, de management d'équipe ou de projet. Compétents et charismatiques, ils ont la possibilité d'évoluer rapidement au sein de nos structures.

Dans le même souci d'intégrer des personnes ayant un bon potentiel d'évolution, des fondements scientifiques solides et un goût marqué pour leur métier, nous recrutons des ingénieurs issus des meilleures écoles et/ou des candidats munis d'une thèse et d'une expérience pertinente et réussie dans le domaine de la recherche. Nous offrons relativement moins de postes à de jeunes diplômés d'écoles d'ingénieurs généralistes de moindre renommée. En effet, une forte proportion de nos besoins peut être pourvue par de bons candidats à un niveau bac+2 ou bac+3.
Nous sommes d'ailleurs partenaires de plusieurs licences professionnelles. Cette année complémentaire de formation nous intéresse car elle permet une spécialisation technique et, au travers du long stage en entreprise qu'elle propose, un gain de maturité industrielle significatif.

Nous regrettons en revanche la course au diplôme dans laquelle les étudiants semblent s'être lancés depuis plusieurs années en ce qu'elle ne répond pas forcément à nos besoins prévisionnels d'embauche. En effet, pour anticiper le départ en retraite de nos experts, nous avons dès à présent la volonté de recruter de nombreux techniciens... et les moyens de leur offrir un parcours professionnel à la hauteur de leurs ambitions.
 
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imageChristian de Bennetot est directeur de la société TE2M, une entreprise brestoise de 23 personnes qui conçoit des systèmes magnétiques et électromagnétiques et fabrique des appareils de mesure de grandeurs magnétiques.
"Mon entreprise compte 5 techniciens. En général, les titulaires d'un BTS en électronique et électrotechnique ont une formation qui correspond à une partie de mes besoins, mais ceux qui ont un DUT ont une formation générale plus complète et moins ciblée sur un domaine technique bien précis. Cette polyvalence me permet de leur confier un plus large éventail de missions.
L'ingénierie de conception et de recherche-développement est confiée à 5 ingénieurs. Lors du recrutement d'un ingénieur, j'ai une nette préférence pour les candidats qui ont fait un DUT ou un BTS avant leur école. Ceux qui ont fait des classes préparatoires n'ont pas la culture technique nécessaire à la réalisation d'équipements industriels. Après la conception sur le papier ou sur ordinateur, il y a une phase de mise au point expérimentale et de validation sur le terrain, auxquels une formation trop conceptuelle ne prépare pas. Enfin, plusieurs personnes de formation universitaire s'occupent de gestion de projet, de logistique et de contrôle-qualité.

Dans tous les cas, quand je recrute un jeune diplômé, je regarde attentivement les activités extra-scolaires. Quelqu'un qui a fait du sport de compétition ou qui a fait partie du bureau d'une association sait qu'il faut définir des objectifs, se donner les moyens de les atteindre et gérer son temps."
Aujourd'hui, la production de masse des produits industriels et de leurs composants sont réalisés dans des pays à moindre coût de production. Mais les études et recherches et l'ingénérie de conception sont encore très souvent réalisés en France.
"Mon entreprise se doit d'améliorer ses produits en permanence, ce qui va nécessiter des recrutements d'ingénieurs et de techniciens dans les prochaines années."
 

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Alain Finot est responsable des ressources humaines et de la communication de l'établissement de Paimboeuf (44) et de Montreuil-Juigné (49) de la société CEZUS, une filiale de Framatome-ANP, qui fait désormais partie du groupe AREVA. Elle est certifiée ISO 9001 depuis 1995 et ISO 14001 depuis 1999.
"Nous fabriquons des tubes en alliage de Zirconium qui sont utilisés dans les éléments combustibles des centrales nucléaires. Notre activité appartient donc à l'industrie de la transformation des métaux, avec des clients naturellement très exigeants sur le contrôle de la qualité des produits. Pour rester dans la course dans un marché concurrentiel comme le nôtre, nous devons avoir une compétence technique de haut niveau, pour réaliser en permanence des progrès et de nouveaux développements ".
L'établissement de Paimboeuf compte 350 personnes, dont environ 50 de niveau bac+2. Une dizaine sont des DUT Mesures Physiques, qui participent principalement aux études, aux essais et au contrôle qualité.

"En général, leur parcours professionnel est évolutif. Les compétences techniques qu'ils ont acquises permettent à certains d'entre eux d'être des références au niveau de l'établissement. D'autres évoluent vers des responsabilités managériales, comme la responsabilité d'une ligne de production.
Dans 60 à 70 % des cas, ces personnes reprennent des études, par le biais notamment du CNAM ou d'écoles d'ingénieurs de la formation continue. Cela leur facilite l'accès à des emplois de cadre. Nous prévoyons donc des besoins de recrutement dans les prochaines années, pour permettre assurer le renouvellement des personnes en poste".
 
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imageDidier Gawronski est responsable du laboratoire Essais et Mesure de la société Modyn (450 employés). Cette société fait partie de Trelleborg, un groupe industriel composé de 15500 employés et présent dans 40 pays.
"Le laboratoire contrôle les caractéristiques et la tenue en endurance des pièces anti-vibratoires que nous fournissons à l'industrie automobile. Sur un effectif de 14 personnes, la moitié environ sont des techniciens de niveau bac+2. Les filières technologiques présentent en général l'avantage de former des techniciens rapidement opérationnels avec de bonnes compétences techniques.
Le DUT a un caractère plus généraliste que le BTS et permet à ses détenteurs de s'adapter plus facilement quand de nouveaux projets leur sont confiés. Je compte recruter un DUT par an durant les trois prochaines années. Chaque filière a son importance, ses atouts et ses inconvénients.
Un jeune doit choisir la voie pour laquelle il porte le plus d'intérêt, car toute sa vie professionnelle dépendra de ce choix. L'essentiel est qu'il se plaise dans son travail. Ces deux dernières années, j'ai recruté 4 DUT Mesures Physiques. C'est la formation la plus appropriée pour les techniciens d'essai. Certains titulaires de ce DUT poursuivent des études d'ingénieur en cours du soir afin d'accéder au statut de cadre.

Ayant moi-même fait un DUT avant une école d'ingénieur, j'ai la conviction que cela constitue un atout supplémentaire important. Mais les poursuites d'études après le DUT dépendent des possibilités et des ambitions de chacun, et doivent être choisies pour accéder plus facilement aux fonctions désirées dans la vie professionnelle.
 
 
imageJean-Jacques Merlet est responsable "Systèmes  d'information / Proces-sus Planification" chez SEMT Pielstick, une entreprise de 750 personnes qui fabrique des moteurs diesel de très grande puissance (jusqu'à 25 MWatts, 18 cylindres, 300 tonnes) pour la traction ferroviaire, la propulsion des navires marchands et militaires et les centrales électriques terrestres.
"Au-delà de la fabrication des moteurs, la réalisation d'une centrale électrique clés en mains dans un pays exotique fait appel à des compétences dans des domaines technologiques très divers : mécanique, thermodynamique, automatisme, électricité, génie civil. C'est pourquoi les individus provenant des filières DUT ou BTS sont les plus représentés dans l'entreprise.
Les DUT Mesures Physiques correspondent bien à notre vision globale des problèmes, du fait de leur polyvalence et de leurs capacités d'adaptation. Le profil de ces étudiants répond à un assez grand nombre de fonctions dans notre entreprise, c'est pourquoi nous en comptons plusieurs.
Quant à nos besoins au cours des 10 prochaines années, ils seront conjoncturellement élevés, du fait du vieillissement de la pyramide des âges et de la part de plus en plus importante de la technique dans la réalisation de contrats conclus avec des clients de plus en plus exigeants et spécialisés. Chez nous, plusieurs commerciaux et plusieurs responsables des services de gestion proviennent des filières techniques. Dans notre secteur d'activité, il n'est pas concevable de vendre un produit dont on a pas une maîtrise technique suffisante. Comme pour un grand nombre de sociétés industrielles, il existe chez SEMT de nombreuses passerelles qui permettent au cours d'une carrière de passer de la technique à la gestion, à la vente ou au marketing. L'inverse est rarissime.
En tant qu'ancien Mesures Physiques et ingénieur de l'Ecole des Mines de Nantes, je suis convaincu que ce DUT est l'un de ceux qui offrent un angle d'attaque le plus large vers les poursuites d'études, et en particulier vers un certain nombre d'écoles d'ingénieurs. On a vécu dans le passé avec le poids d'une lourde tradition considérant les classes préparatoires comme une sélection incontournable pour l'accès aux filières d'ingénieur. Plus que jamais, on attend aujourd'hui d'un ingénieur qu'il se passionne, qu'il s'adapte, qu'il fasse preuve d'ouverture et de synthèse dans un monde de "sur-information".
Plus que de connaissances, on parle aujourd'hui de "démarche compétences", c'est-à-dire qu'au-delà du cursus des individus, on procède de plus en plus à une recherche dynamique d'adéquation entre les besoins de l'entreprise en constante evolution et leurs qualités intrinsèques, leur personnalité, leurs connaissances et leur expérience. Dans ce cadre, le passage par une filière DUT pour atteindre celle des écoles d'ingénieurs est plutôt appréciée".
 
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